Handicap et incontinence : mieux comprendre pour mieux accompagner

 

Chez de nombreuses personnes en situation de handicap, des troubles urinaires ou intestinaux peuvent survenir et varier en intensité.

Pourquoi certaines formes de handicap provoquent-elles une incontinence ?

Des lésions affectant la moelle épinière, souvent à la suite d’un accident ou d’un traumatisme, peuvent interrompre la communication entre le cerveau, la vessie et le système nerveux périphérique. Cela peut entraîner une incontinence partielle ou totale. Les personnes atteintes de paralysies ou d’affections congénitales sont également concernées.

Peut-on traiter les pertes urinaires liées au handicap ?

Les origines de l’incontinence varient selon chaque personne. Lorsque la cause est neurologique ou motrice – comme une hémiplégie – les traitements sont souvent limités. Dans ces cas, des solutions pratiques existent : protections absorbantes, sondage intermittent ou permanent. Ces options visent à préserver l’hygiène, l’autonomie et la vie sociale. Les techniques chirurgicales, comme les interventions périnéales, sont rarement adaptées aux troubles moteurs sévères, mais peuvent convenir dans d’autres contextes.

Quel type de protection utiliser ?

Pour une incontinence complète, des protections couvrant toute la zone intime, proches d’un sous-vêtement, sont généralement recommandées. Pour des fuites plus légères, des formats plus fins suffisent. Le choix dépend du niveau de mobilité et du degré d’incontinence.

Qui peut pratiquer un sondage urinaire en cas de handicap ?

Certaines personnes en situation de handicap conservent une motricité suffisante pour effectuer un sondage intermittent en toute autonomie. Cela consiste à introduire une fine sonde dans l’urètre pour vider ponctuellement la vessie. Lorsque cette autonomie est absente, une sonde à demeure peut être posée. Elle reste en place et nécessite un entretien régulier pour prévenir les infections urinaires.

Comment choisir la bonne sonde ?

Les sondes pour auto-sondage sont livrées dans des emballages stériles à usage unique afin de limiter les risques d’infection. Il est important d’appliquer des gestes d’hygiène rigoureux lors de la manipulation. En cas de sonde à demeure, un professionnel de santé adapte le modèle, la taille et la fréquence de changement à la situation du patient.

Quels critères pour bien choisir une protection adaptée ?

Les protections doivent être faciles à manipuler par l’aidant, confortables pour l’usager, et limiter les risques d’irritation cutanée. Un choix de qualité est essentiel pour prévenir les rougeurs, démangeaisons ou lésions, qui peuvent survenir en cas de port prolongé. Les protections doivent s’adapter aux contraintes de mobilité, qu’elles soient totales ou partielles, et permettre un change facile.

Existe-t-il un remboursement pour les protections ?

Le financement du matériel médical, y compris les protections pour incontinence, peut être partiellement ou totalement pris en charge selon les aides perçues ou les prestations de santé. En Belgique, une prescription médicale peut ouvrir l’accès à certains remboursements ou allocations spécifiques. Un professionnel de santé ou un service social peut vous guider dans ces démarches.

 

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